Hello à tous !

Lors de mon précédent article, je vous ai expliqué comment je suis devenue photographe corporate. Vous pouvez retrouver l’article juste ici. Il vous explique mon parcours, mes débuts, mon expérience. Je vous avais promis de vous dévoiler un shooting gourmand alors, à vos casseroles et appareil photo !

| L’entrée : Mise en bouche |

Dans le domaine corporate, j’inclus également la photographie culinaire.

La photo culinaire, c’est la prise de vue de nature morte, visant à réaliser des images attrayantes de nourriture. En général, pour ce type de photos, je travaille avec des métiers de bouche : restaurateurs, pâtissiers, boulangers, chocolatiers… Rien que d’en parler, j’entends du bruit retentir en cuisine.

La photographie culinaire est en pleine essor face au développement de plateforme, d’émissions culinaires et des réseaux sociaux comme avec le # (hashtag) food par exemple.
De plus en plus, la publicité se tourne vers le marketing alimentaire.
Avec la photographie culinaire l’objectif principal c’est de donner envie, de faire saliver, d’attirer l’oeil.
Dans ce domaine, il faut raconter une histoire avec l’image, créer un contexte.

De nombreux photographes se sont essayés à la photographie culinaire comme Irving Penn avec cette nature morte intitulée “Salad Dressing” ou avec les photos de Martin Parr.

 

Photo de Irving Penn - Salad dressing

Salad dressing par Irving Penn

Martin Parr

 

Dans mes souvenirs, j’ai commencé la photo culinaire en découpant dans une pomme un cœur que j’ai ensuite photographié au milieu d’un jardin.

La photographie culinaire peut être réalisée en studio photo avec des flashs. Cette technique nécessite quelques connaissances. Les lampes flashs émettent de la chaleur qui peut agir? sur le met.

Il existe pour cela quelques astuces. Comme par exemple, régler d’abord la lumière avec un premier service. Lorsque tout est réglé le plat définitif arrive sur le plateau. En quelques secondes la photographie est réalisée.

Il est également possible de travailler en lumière naturelle, généralement tout près d’une fenêtre, baignant ainsi l’installation d’une belle luminosité.

Côté objectif, je choisis de travailler avec un 50mm F/1.4 ou un 100mm F/2.8 macro.

 

| Le plat : La réalisation et l’organisation |

J’apprécie aussi bien de shooter un met réalisé par mes soins ou par un cuisinier.

Dans cet article de blog, je serai à l’initiative de cette création gourmande.
Couramment je dégaine mon appareil photo, après avoir testé et réalisé la recette plusieurs fois. On ne va pas se mentir, mon côté épicurien pense déjà à la dégustation.
Avant de réaliser la gourmandise sucrée, je m’inspire. Je consulte les réseaux sociaux (instagram, pinterest), des livres de recettes et je pense à mes accessoires (bol, plat, dessous de table, nappe…)

La photo se dessine dans ma tête et également dans un carnet.

A vos tabliers !
Direction la cuisine; les ustensiles, ingrédients sont prêts.

J’aime cuisiner c’est aussi une de mes passions, c’est un moment qui me permets de me recentrer sur l’essentiel.

Pour cette photo je réalise des madeleines, pour les gourmands la recette se trouve tout en bas de l’article.

Les madeleines sont prêtes à cuire. Je vais surveiller la cuisson de près pour une belle couleur. L’esthétique en photographie culinaire est primordiale.

madeleines à cuire

La préparation avant la cuisson

Après cuisson et une fois que les madeleines ont refroidi, je dresse dans un joli plat rond marron qui apportera un certain contraste avec le doré des gâteaux.

Une première contrainte pointe le bout de son nez, les madeleines ne tiennent pas comme je le voudrais. J’utilise donc des piques en bois.

Comme vous pouvez le voir sur la photo 3, je commence à créer la mise en scène, je dispose une caisse en bois que je retourne ainsi qu’un ancien torchon et un ramequin.

 

 Je commence à shooter. De près, de plus loin avec un arrière-plan très flou.

Des éléments sont manquants à cette pause douceur. J’attrape une tasse, une petite cuillère, un pot de lait que je commence à disposer. Je me rapproche, dézoome, change d’angle de prise de vue.

En contrôlant le visuel sur mon appareil photo, j’aperçois un morceau de carrelage qui n’est pas esthétique, je relève donc l’ancien torchon.

J’essaye une prise de vue avec la cuillère dans la tasse. Cet accessoire donne un beau rendu.
Je pioche quelques mendiants aux chocolats, je les dépose sur le côté, ils rajoutent une touche de contraste et encore plus de gourmandise.

C’est dans la boîte ! 

“Fin de shooting !”

 | Le dessert : Soupçons d’idées |

 C’est un domaine sans fin « ou faim » le culinaire. Un jour j’ai suspendu des glaçons en studio, clin d’œil du début de l’article. Souvent on se retrouve avec des techniques farfelues, mais attention je ne cherche pas à tomber dans l’excès, pour moi tout ce qui passe devant l’objectif doit pouvoir être manger après. Hors de question de mettre du plastique à la place du fromage par exemple.

De nombreuses vidéos montrent des techniques extravagantes pour la photographie culinaire, mais pas de panique des petites astuces simples suffisent.

Si vous êtes un restaurateur, un pâtissier, un pro de la cuisine et que vous souhaitez réaliser des photographies de vos créations, contactez moi. J’étudierai votre demande avec soin et avec l’eau à la bouche c’est certain. Ce type de photographies s’adressent également aux bouchers, poissonniers, fromagers, maraîchers… Pour me contacter cliquez ici 

Vous pouvez également retrouver les packs Blackstar & Van (packs photos) pour ce type de réalisations.

« Cheese – Cerise ! Devant l’objectif !🍒📷 »

Photo finale des madeleines

Le set up complet

La photo finale

Recette madeleines